Aperçu du programme

Le Programme en santé de l'enfant et en développement humain (SEDH) est né d'une réflexion collective dans plusieurs secteurs clés. Puisque les événements et les facteurs qui interviennent aux stades précoces de la vie peuvent décider de la santé humaine à long terme, il est essentiel d'accroître notre compréhension de ces facteurs pour mettre au point des méthodes de détection et des traitements novateurs. En plus de reconnaître la nécessité d'en savoir plus sur les processus génétiques et développementaux, nous commençons maintenant à comprendre que les facteurs environnementaux du début de vie pourraient moduler des changements épigénétiques ayant la capacité de modifier l'état de santé des décennies plus tard. Les maladies d'enfance chroniques jouent aussi un rôle dans le développement cognitif et identitaire, soulignant ainsi le besoin d'amalgamer les forces des chercheurs dans de nombreuses disciplines en un programme unifié. Le programme SEDH s'articule donc autour de quatre thèmes principaux qui étudient différents aspects de la santé de l'enfant et du développement humain : 

  • reproduction et développement humain 
  • déterminants moléculaires et cellulaires de la santé de l'enfant 
  • santé neuropsychologique et visuelle
  • effets sur la santé des maladies d'enfance.

Le Dr Constantin Polychronakos est professeur titulaire au Département de pédiatrie de l'Université McGill et il a été nommé chef du Programme en santé de l'enfant et en développement humain (SEDH) à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM). À titre d'endocrinologue pédiatrique, il a été le codirecteur de l'axe de recherche endocrinien et rénal à l'IR-CUSM entre 1998 et 2008. Il gère un laboratoire de renommée mondiale sur le diabète qui se concentre sur la génétique moléculaire et l'immunologie de cette maladie. Le Dr Polychronakos a joué un rôle de premier plan en complétant les premières études d'association pangénomique pour les deux types de diabète et il a grandement contribué aux connaissances sur le rôle du thymus dans l'auto-tolérance immunitaire aux protéines spécifiques des tissus. Il est l'auteur ou le coauteur de plus de 160 publications évaluées par des pairs, dont beaucoup dans des journaux très estimés comme Nature, Nature Genetics, PNAS, Diabetes et PLOS Genetics. Ses recherches sont soutenues par les Instituts de recherche en santé du Canada, les National Institutes of Health aux États-Unis, la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile, l'Association canadienne du diabète, Génome Canada et Génome Québec. En plus de ses responsabilités en tant que clinicien-chercheur, le Dr Polychronakos est rédacteur en chef du Journal of Medical Genetics (Impact Factor 6,3) basé au Royaume-Uni. Plus récemment, il a été élu membre de l'Académie des sciences de la Société royale du Canada, la plus haute distinction académique au pays pour les artistes, les universitaires et les scientifiques.

Le Dr Hugh Clarke est professeur et directeur de la division de recherche au Département d'obstétrique et de gynécologie à l'Université McGill, et membre associé du Département de biologie et de la Division de médecine expérimentale. Il est aussi l'un des deux directeurs du programme d'affiliation du Programme en santé de l'enfant et en développement humain (SEDH) à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill. Le programme de recherche du Dr Clarke est centré sur le développement de l'ovocyte dans l'ovaire avant l'ovulation et la fertilisation, en ciblant particulièrement la façon dont les ovocytes et les cellules voisines du follicule communiquent pour assurer que l'ovocyte se développe normalement et engendre un embryon sain. Ces travaux pourraient aider les médecins cliniciens à diagnostiquer et à traiter l'infertilité chez les femmes. Les recherches du Dr Clarke sont financées par les Instituts de recherche en santé du Canada et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. Il est actuellement titulaire de la Chaire Richard Cruess en biologie reproductive à l'Université McGill, une des distinctions académiques les plus prestigieuses remises à un membre du corps enseignant par l'université.

La Dre Bethany Foster est professeure agrégée de pédiatrie et membre associée du Département d'épidémiologie, de biostatistiques et de santé au travail à l'Université McGill. Elle a été nommée l'un des deux directeurs du programme d'affiliation du Programme en santé de l'enfant et en développement humain (SEDH) et agit à titre de directrice scientifique associée et conseillère pour le Centre de Médecine Innovatrice (CIM) pédiatrique au site Glen. La Dre Foster est aussi néphrologue pédiatrique et épidémiologiste clinique. Ses recherches sont axées sur l'amélioration des résultats à long terme pour les enfants et les jeunes adultes ayant subi une greffe de rein. Elle est actuellement à la tête d'une étude multicentrique financée par les National Institutes of Health qui examine l'efficacité d'une nouvelle stratégie d'intervention visant l'amélioration de l'observance thérapeutique chez les jeunes greffés du rein âgés de 11 à 24 ans.

Dre Noha Gerges détient un doctorat lui ayant valu une publication dans Nature Genetics et de l'expérience en planification d'événements, en conception web et en organisation, elle est donc bien placée pour diriger le Programme en santé de l'enfant et en développement humain.  Après avoir assisté au transfert de 31 laboratoires de recherche  au site Glen en 2015, elle comprend ce que représente la clé du succès dans ce nouvel environnement : la patience, la créativité et la collaboration.