Trauma HMERecherche clinique

Recherche clinique

La recherche est un élément crucial des activités de traumatologie. En fait, nous croyons que c'est le meilleur outil pour identifier les besoins des enfants et des adolescents, valider l'efficacité de nos interventions et évaluer nos projets et programmes. Les membres de l'équipe participent à une variété de projets de recherche clinique et ont vu plusieurs de leurs écrits publiés dans des revues approuvées par les pairs, comme The Journal of Trauma, Brain Injury et Journal of Head Injury Rehabilitation. Vous trouverez dans cette section les résultats des projets menés à terme par les programmes de traumatologie de L'Hôpital de Montréal pour enfants, ainsi que des renseignements sur nos études en cours. Vous trouverez aussi nos initiatives de recherche et travail en collaboration.

Projets de recherche

Projets en cours

1. Les déficits de perception visuelle chez les enfants après un traumatisme craniocérébral léger : psychophysique, électrophysiologie et impact sur la stabilité posturale

Qui sont les chercheurs?

Robert Forget, Jocelyn Faubert, Michelle McKerral, Isabelle Gagnon.
Collaboratrice : Debbie Friedman

Quelle est la question de recherche?

Est-il possible d'identifier des déficits de perception visuelle et d'équilibre chez les enfants et les adolescents ayant subi un traumatisme craniocérébral léger?

Que faisons-nous?

Nous évaluons des enfants ayant subi un traumatisme craniocérébral léger et les comparons avec des enfants sans blessures à quelques reprises durant l'année qui suit leur blessure pour voir s'ils ont des problèmes et à quel moment les problèmes disparaissent. Les enfants sont vus 3 fois au cours de la première année suivant leur blessure et à chaque fois, nous utilisons différents outils testant la perception visuelle et l'équilibre.

Qui finance ce projet?

Ce projet est financé par une subvention de recherche des Instituts de recherche en santé du Canada.

Quel sont les résultats?

Nous avons constaté que les enfants ayant un traumatisme craniocérébral léger ont des plus graves symptômes post-commotionnels que les enfants des deux autres groupes. Cependant, il n'y avait pas eu des troubles d’équilibre majeurs identifiés chez les enfants avec TCCL, bien que cela soit souvent rapporté dans la littérature. La confiance des enfants blessés dans leur aptitude à participer à des activités sportives après leur blessure a augmenté au fil du temps, car ils se sont peut-être remis de la blessure. Les enfants eux-mêmes ont déclaré un succès mitigé lors d’un retour initial aux sports et ont fait des suggestions aux professionnels afin de pouvoir mieux les aider de sorte que cette expérience soit positive.

Quand connaîtrons-nous les résultats?

Nous recueillons actuellement les données pour cette étude et nous nous attendons à présenter les résultats au cours de 2012.

2. Explorer l'impact d'une intervention de physiothérapie sur le risque de blessure nouvelle et le rétablissement des enfants et des adolescents ayant une entorse aiguë de la cheville : essai contrôlé randomisé

Qui sont les chercheurs?

Isabelle Gagnon, Guy Grimard, Carolyn Emery, David Johnson, Debbie Friedman, Sasha Dubrovsky

Quelle est la question de recherche?

Existe-t-il une différence entre deux interventions de physiothérapie différentes quant au taux de nouvelles blessures après une entorse à la cheville?

Que faisons-nous?

Nous évaluons le taux de nouvelles blessures chez les enfants soignés à l'urgence de L'HME pour une entorse à la cheville. Les enfants sont désignés au hasard pour bénéficier de l'une ou l'autre des interventions de physiothérapie. Un physiothérapeute évalue ensuite les enfants à l'aveugle une semaine et douze semaines après la blessure initiale. Nous appelons aussi les enfants mensuellement jusqu'à un an après la blessure initiale pour savoir s'ils ont subi une nouvelle entorse ou toute autre blessure. La même démarche sera faite à l'Hôpital pour enfants de Calgary.

Qui finance ce projet?

Ce projet est financé par le biais du Concours de projets cliniques de L'HME et par les programmes de traumatologie de L'HME (physiothérapeutes).

Quand connaîtrons-nous les résultats?

Nous procédons présentement au recrutement des enfants et nous nous attendons à présenter les résultats au cours de 2013.

3. Neuroimagerie structurelle et fonctionnelle, test cognitif et évaluation de la stabilité posturale chez les enfants ayant subi un traumatisme craniocérébral léger

Qui sont les chercheurs?

Alain Ptito, Isabelle Gagnon, Michael Petrides, Miriam Beauchamp, Jen Kai Chen, Rajeet Singh Saluja, Debbie Friedman

Quelle est la question de recherche?

Est-il possible d'identifier chez les enfants et les adolescents ayant subi un traumatisme craniocérébral léger des changements structurels et fonctionnels du cerveau au moyen de l'imagerie, ainsi que des problèmes cognitifs et d'équilibre en se servant de tests cliniques?

Que faisons-nous?

Nous évaluons des enfants ayant subi un traumatisme craniocérébral léger et des enfants ayant subi des blessures orthopédiques pendant 3 mois pour voir s'ils présentent des changements structurels ou fonctionnels du cerveau et des problèmes cognitifs ou d'équilibre, et à quel moment ces problèmes disparaissent. Les enfants sont vus 2 à 3 fois au cours des trois premiers mois suivant la blessure et à chaque fois, nous les évaluons en utilisant différents outils de test. Les évaluations se concentrent sur les mesures cognitives et d'équilibre ainsi que sur l'utilisation de la technologie d'imagerie pour documenter les changements réels dans le cerveau.

Qui finance ce projet?

Ce projet est financé par une subvention de recherche des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Quand connaîtrons-nous les résultats?

Nous commencerons le recrutement pour cette étude à l'automne 2011 et nous nous attendons à présenter les résultats en juin 2014.

Projets complétés en 2011 & 2012

1. Développement et impact d'une intervention de réadaptation pour les enfants récupérant de manière atypique suivant un traumatisme craniocérébral

Qui étaient les chercheurs?

Isabelle Gagnon, Lisa Grilli, Carlo Galli, Debbie Friedman, Grant Iverson, Geneviève Cadoret, Helen Kocilowicz et Bonnie Swaine

Quelle était la question de recherche?

Pouvons-nous dispenser une intervention de réadaptation sécuritaire et efficace pour les enfants qui récupèrent plus lentement que prévu à la suite d'un traumatisme craniocérébral léger?

Qu'avons-nous fait?

Nous avons utilisé l'expertise clinique et les connaissances scientifiques pour raffiner et tester une intervention à paliers multiples pour les enfants et adolescents qui récupèrent plus lentement que prévu à la suite d'un traumatisme craniocérébral léger.

Qui a financé ce projet?

Ce projet était financé par une subvention de recherche du Réseau provincial de recherche en adaptation-réadaptation du Québec (Réseau du Fonds de la recherche en santé du Québec).

Quels sont les résultats?

Dix patients ont été recrutés sur une période de six semaines. Avec l'intervention proposée, les patients ont évolué dans plusieurs domaines. Les patients ont signalé beaucoup moins de symptômes post-commotionnel, de meilleurs résultats sur les tests de l'équilibre, et obtiennent à la fois des résultats inférieurs au questionnaire sur la fatigue et l'anxiété à la fin de l'intervention de l'étude.

Quel impact cette étude a-t-elle sur la pratique clinique?

Les résultats de cette étude démontrent que le traitement de réhabilitation proposé pour les enfants qui récupèrent plus lentement après une commotion cérébrale, est efficace. Cependant, certains patients continuent à déclarer avoir des maux de tête, de la fatigue, de la difficulté à s'endormir, et de la nervosité à la fin de la période d'étude, indiquant que la gestion clinique de ces enfants devrait continuer à veiller à ce que leur retour au sport soit sécuritaire.

2. Retour aux activités physiques après un traumatisme craniocérébral léger : le rôle de l'équilibre, des symptômes post-commotionnels et de l'auto-efficacité

Qui étaient les chercheurs?

Isabelle Gagnon, Robert Forget

Quelle était la question de recherche?

Est-il possible d'identifier des déficits d'équilibre et des symptômes post-commotionnels chez les enfants et les adolescents ayant subi un traumatisme craniocérébral léger?

Qu'avons-nous fait?

Nous avons évalué des enfants ayant subi un traumatisme craniocérébral léger et les avons comparé avec des enfants sans blessures à quelques reprises durant l'année suite à leur blessure pour voir s'ils avaient des problèmes et à quel moment les problèmes ont disparu. Les enfants étaient vus 4 fois au cours de la première année suivant leur blessure.

Nous avons utilisé, pendant chaque visite, différents outils testant l'équilibre, les symptômes post-commotionnel et l'auto-efficacité des enfants.

Qui a financé ce projet?

Ce projet était financé par une subvention de recherche des Instituts de recherche en santé du Canada et la Fondation SickKids.

Quels sont les résultats

Nous avons constaté que les enfants ayant un traumatisme craniocérébral léger ont des plus graves symptômes post-commotionnels que les enfants des deux autres groupes. Cependant, il n'y avait pas eu des troubles d'équilibre majeurs identifiés chez les enfants avec TCCL, bien que cela soit souvent rapporté dans la littérature. La confiance des enfants blessés dans leur aptitude à participer à des activités sportives après leur blessure a augmenté au fil du temps, car ils se sont peut-être remis de la blessure. Les enfants eux-mêmes ont déclaré un succès mitigé lors d'un retour initial aux sports et ont fait des suggestions aux professionnels afin de pouvoir mieux les aider de sorte que cette expérience soit positive

Projets complétés en 2010 & 2011

1. Traumatismes par véhicules motorisés chez les enfants du Nunavik

Qui étaient les chercheurs?

Francis Livernoche, Karine Pépin, Margaret Berry, Debbie Friedman, Johanne Morel

Quelle était la question de recherche?

Quelles sont les caractéristiques de traumatismes par véhicules motorisés chez les enfants du Nunavik.

Qu'avons-nous fait?

Nous avons visité les centres hospitaliers régionaux du Nunavik ainsi que leur centre de traumatologie pédiatrique qui est l'hôpital de Montréal pour enfants (L'HME). Nous avons identifié et révisé les dossiers de tous les patients âgés de 0 à 18 ans ayant été hospitalisés pour un traumatisme par véhicule motorisé entre le ler janvier 2004 et le 1er mars 2009.

Qui a financé ce projet?

Aucun financement additionnel n'était requis.

Quels sont les résultats?

Nous avons identifié 140 patients ayant un âge moyen de 12,6 ans avec une majorité de sexe féminin (54%). Les véhicules mis en cause sont principalement les véhicules tout-terrain (73; 52%), les motoneiges (16; 11%), les mobylettes (16; 11%) et les voitures (6; 4%). Le port du casque n'a été rapporté chez aucune victime. Des patients pour qui l'information était disponible, 30 (41%) étaient intoxiqués à l'alcool et 14 (21%), aux drogues. Les fractures (73; 53%) et les traumatismes crâniens (74; 53%) sont les blessures les plus prévalantes. La durée moyenne d'hospitalisation était de 4 jours. Quatre-vingt huit (64%) patients ont nécessité un transfert aérien vers le centre de traumatologie.

Quel impact cette étude a-t-elle sur la pratique clinique?

Cette étude souligne l'impact des traumatismes par véhicules motorisés sur les communautés du Nunavik et leurs enfants. Nos travaux confirment le rôle prépondérant des comportements à risque tels l'alcool, les drogues et le non port du casque dans la survenue de ces traumatismes tout en démontrant l'importance de leurs répercussions médicales.

2. Trauma… Survivre, mais dans quel état? : Programme de prévention sur la conduite automobile des adolescents

Qui étaient les chercheurs?

Lisa Grilli, Debbie Friedman, Liane Fransblow, Natalie Auclair, Isabelle Gagnon

Quelle était la question de recherche?

Quelle est l'efficacité du programme « Trauma… Survivre, mais dans quel état? » sur les connaissances et les attitudes des adolescents à l'égard d'une conduite automobile sécuritaire?

Qu'avons-nous fait?

Le Centre de traumatologie de L'Hôpital de Montréal pour enfant, Pensez d'Abord Québec et le Service de police de la Ville de Montréal ont présenté le programme « Trauma… Survivre, mais dans quel état? » à des étudiants de 5e secondaire (année scolaire 2010-2011) de la région métropolitaine de Montréal. L'initiative de prévention des blessures était destinée aux jeunes conducteurs de la dernière année du secondaire et visait à les sensibiliser aux conséquences des comportements à risque sur la route; à approfondir leurs connaissances et leur compréhension des conséquences d'un traumatisme craniocérébral ou médullaire; et à leur permettre d'utiliser ces connaissances pour faire des choix intelligents. Nous avons évalué l'efficacité du programme au moyen de questionnaires qui mesuraient les connaissances et les attitudes des adolescents à l'égard des comportements à risque au volant; les adolescents devaient remplir ces questionnaires avant et immédiatement après la présentation. De plus, nous avons demandé aux étudiants d'évaluer et de commenter leur satisfaction générale quant au contenu et à la présentation.

Qui a financé ce projet?

Aucun financement additionnel n'a été demandé.

Quels sont les résultats?

Les questionnaires ont été remplis par 1 149 étudiants de 5e secondaire de onze écoles secondaires différentes. Le nombre d'étudiants qui ont mentionné vouloir désormais toujours respecter la limite de vitesse a doublé. Au départ, plus de 50 % des étudiants disaient d'utiliser le texto au volant; mais après la présentation, 68 % prévoyaient ne plus jamais utiliser le texto en conduisant. La majorité des étudiants ne toléreront plus la conduite avec des facultés affaiblies par l'alcool ou la drogue, et ce, tant comme conducteur que comme passager. Les connaissances des étudiants portant sur les traumatismes craniocérébraux et médullaires ont augmenté de plus de 40 % après la présentation. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des étudiants ont trouvé le programme pertinent et le recommanderaient à d'autres étudiants de 5e secondaire.

Quel impact cette étude a-t-elle sur la pratique clinique?

Ce programme basé sur la réalité a eu un effet positif à court terme sur les attitudes et les connaissances des adolescents face à la conduite automobile responsable et sécuritaire. Nous prévoyons faire un suivi à long terme de l'efficacité de ce programme au cours de la prochaine année.

3. Résultat des cliniques locales de vérification des sièges d'auto chapeautées par le Centre de traumatologie de L'HME

Qui étaient les chercheurs?

Liane Fransblow, Debbie Friedman, Lisa Grilli, Isabelle Gagnon

Quelles étaient les questions de recherche?

Combien d'enfants sont correctement installés dans un siège d'auto qui leur convient? Quand les enfants ne sont pas installés correctement, quelles sont les erreurs d'installation les plus courantes?

Qu'avons-nous fait?

Pendant trois ans (2009, 2010 et 2011), le Centre de traumatologie de L'HME-CUSM, en partenariat avec les services locaux d'incendie et de police et les gestionnaires de centres de garde, a participé à des cliniques de vérification des sièges d'auto dans la communauté. Au cours de ces cliniques, une liste de vérification fournie par la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) a d'abord été remplie pour faire un suivi du type d'ajustements faits. Ensuite, les ajustements appropriés ont été faits selon les besoins. Par ailleurs, nous remettions aux parents ou aux gardiens une liste des centres permanents de vérification des sièges d'auto dans la province qu'ils pourront consulter plus tard quand leur enfant ne pourra plus utiliser son siège actuel. Sous l'angle d'un centre de traumatologie engagé dans la prévention des blessures, l'équipe de traumatologie de L'HME a présenté dans au moins deux cliniques un court questionnaire servant à évaluer la sensibilisation des parents et l'utilisation au réseau provincial permanent de centres de vérification des sièges d'auto.

Qui a financé ce projet?

Aucun financement additionnel n'a été demandé.

Quels sont les résultats?

Un total de 252 sièges d'auto, incluant les sièges de nouveau-né, les sièges d'enfant et les sièges d'appoint, ont été vérifiés dans le cadre de 4 cliniques de vérification des sièges d'auto dans la région métropolitaine de Montréal. La majorité (78 %) des sièges d'auto avaient besoin d'ajustements, soit, plus spécifiquement, 80 % des sièges de nouveau-né, 87 % des sièges d'enfant et 45 % des sièges d'appoint. Les erreurs les plus fréquentes étaient liées à la fois à l'installation du siège dans la voiture et au positionnement de l'enfant dans le siège. De plus, sur les 81 participants interrogés à savoir s'ils avaient déjà consulté un centre du réseau provincial permanent de vérification des sièges d'auto, 80 % ont répondu par la négative.

Quel impact cette étude a-t-elle sur la pratique clinique?

Cette étude laisse croire qu'une proportion importante d'enfants de la région métropolitaine de Montréal n'est pas installée de manière sécuritaire dans leur siège d'auto et que le réseau provincial permanent de centres de vérification des sièges d'auto est sous-utilisé. Cela indique que les parents ont un faux sentiment de sécurité quand ils attachent leurs enfants dans leurs sièges d'auto. Il faut donc redoubler d'effort pour mieux faire connaître ces centres de vérification.

Projets complétés en 2009

1. Évaluation et Standardisation du "Pediatric Test of Brain Injury"

Qui étaient les chercheurs?

Isabelle Gagnon, Jeff Atkinson, Gillian Hotz (chercheure principale d'une étude multicentrique)

Quelle était la question de recherche?

Est-ce qu'un nouveau test de langage et de la cognition peut être utile lorsqu'il est utilisé chez les enfants ayant subi un traumatisme craniocérébral modéré ou sévère?

Qu'avons-nous fait?

Nous avons utilisé le test avec tous les enfants ou adolescents qui étaient admis à l'Hôpital de Montréal pour enfants et nous avons envoyé les résultats du test à la chercheure principale de ce projet (Gillian Hotz) pour être analysés.

Qui a financé ce projet?

Ce projet n'avait besoin d'aucun financement additionnel.

Quels sont les résultats?

Notre participation à ce projet multicentrique a contribué à la validation de "Pediatric Test of Brain Injury". Plus de 800 enfants des États-Unis et du Canada ont été testés et leurs résultats ont été utilisés pour vérifier la qualité du test.

Quel impact cette étude a-t-elle sur la pratique clinique?

Ce test est maintenant commercialisé et prêt à utiliser en clinique. C'est un ajout important aux outils déjà en place dans le traitement des enfants ayant subi un traumatisme cranio-cérébral.

2. Comparaison de la performance des enfants ayant subi un traumatisme craniocérébral léger aux tests d'équilibre : le sous test d'équilibre du Bruninks-Oseretsky Test of Motor Proficiency et Balance Error Scoring System

Qui étaient les chercheurs?

Isabelle Gagnon, Carlo Galli, Julie Simard

Quelle était la question de recherche?

Est-ce que deux outils que nous utilisons présentement en clinique testent les mêmes aspects de l'équilibre chez des enfants ayant subi un traumatisme craniocérébral?

Qu'avons-nous fait?

Nous avons évalué 22 enfants avec les deux tests et avons utilisé des tests statistiques afin de comparer les performances des enfants dans les deux tests. Par la suite, nous avons évalué 20 enfants sans blessures pour pouvoir comparer leur performance dans les deux tests.

Qui a financé ce projet?

La deuxième étape de cette étude était financée par le projet pilote de compétition de l'institut de recherche de l'Hôpital de Montréal pour enfants.

Quels sont les résultats?

Nous avons constaté que la performance des enfants avec ou sans un traumatisme crânien dans les deux tests était liée. De plus, nous avons remarqué que l'un des tests, The Bruininks Oseretsly Test of Motor Proficiency-balance subtest (BOT), était plus sensible aux effets du traumatisme crânien léger que The Balance Error Scoring System (BESS).

Quel impact cette étude a-t-elle sur la pratique clinique?

Elle procure aux cliniciens de plus amples informations lorsqu'ils auront besoin de choisir un test d'équilibre dans leur travail. Le BOT semble un meilleur choix pour cette clientèle.

3. Enquête auprès des parents sur les sièges d'appoint utilisés par les enfants canadiens

Qui étaient les chercheurs?

Isabelle Gagnon, Lisa Grilli, Beth Bruce (chercheur principal d'une étude nationale)

Quelle était la question de recherche?

Quels facteurs influencent la décision des parents d'utiliser ou non les sièges d'appoint sur une base régulière ?

Qu'avons-nous fait?

Nous avons recruté des parents d'enfants de 4 à 9 ans qui devaient remplir un questionnaire comportant 15 questions à choix multiples. Le questionnaire était rempli par voie électronique (sur un ordinateur portable).

Qui a financé ce projet?

Ce projet était financé par AUTO 21, un Réseau de centres d'excellence fédéral et par la Fondation du Centre de soins de santé IWK.

Quels sont les résultats?

Les données ont été recueillies auprès de 1580 parents à travers 8 provinces canadiens. La majorité des répondants étaient des mères âgées de 30-39 ans. Les familles dans l'ensemble, ont indiqué que les principaux facteurs qui influencent plus l'usage d'un siège d'appoint sont : la prise de conscience des avantages de la prévention des blessures, les ajustements de siège d'appoint à partir de la taille et du poids de leur enfant, les attentes de la société à l'usage constant des sièges d'appoint, ainsi que l'application régulière des amendes de service de police quant a l'usage des sièges d'appoint.

Quel impact cette étude a-t-elle sur la pratique clinique?

L'intervention auprès des parents d'enfants de l'âge scolaire doit viser : La sensibilisation du rôle des sièges d'appoint dans la prévention des blessures, (l'installation correcte des sièges d'appoint réduit de 71% le décès et de 67 % des blessures sévères de l'enfant); fournir des informations sur l'utilisation correcte (par rapport à : l'âge, le poids, la taille), s'attendre à l'application régulière de la loi et à établir une éducation sociale où l'utilisation des sièges d'appoint est une attente (la norme).

4. Le développement des nourrissons et des jeunes enfants ayant subi un traumatisme craniocérébral modéré ou sévère

Qui étaient les chercheurs?

Anne Marie Hurteau, Katrine Doucet, Isabelle Jargaille, Line Parent, Isabelle Gagnon

Quelle était la question de recherche?

Est-ce que les enfants qui subissent un traumatisme craniocérébral modéré ou sévère se développent différemment des enfants sans blessures?

Qu'avons-nous fait?

Les enfants ont été vus annuellement par une ergothérapeute, une orthophoniste et une audiologiste dans le cadre de leur suivi clinique régulier. Nous avons décidé de réviser les résultats des tests administrés jusqu'à l'âge de 7 ans et de vérifier si les enfants présentaient des problèmes persistants pouvant être reliés au traumatisme.

Qui a financé ce projet?

Il s'agissait d'une étude des dossiers effectuée par les cliniciens eux-mêmes; aucun financement additionnel n'était requis.

Quels sont les résultats?

Près de 40 enfants respectaient nos critères de sélection. En raison du petit nombre de sujets, aucune conclusion précise ne peut être tirée de nos données. Dans l'ensemble, les enfants de ce groupe franchissent les principales étapes de développement à un rythme normal. Seuls quelques enfants éprouvaient des difficultés sur le plan du développement langagier ou moteur. Il n'est pas possible en ce moment d'expliquer si ces difficultés sont directement liées au traumatisme craniocérébral.

Quel impact cette étude a-t-elle sur la pratique clinique?

Nous continuerons à suivre ces enfants dans le cadre de notre pratique clinique. L'absence de conséquences probantes dues à un traumatisme craniocérébral précoce peut s'expliquer par le petit nombre d'enfants observés, par des tests pas assez sensibles ou par la nécessité de se pencher sur d'autres aspects du développement comme le fonctionnement neuropsychologique lorsque les enfants auront atteint l'âge scolaire.

Projets complétés en 2008

1. Les épreuves physiques à la clinique de traumatisme craniocérébral léger/retour aux sports de L'Hôpital de Montréal pour enfants

Qui étaient les chercheurs?

Isabelle Gagnon, Carlo Galli, Debbie Friedman, Julie Simard, Helen Kocilowicz, Lisa Grilli

Quelle était la question de recherche?

Nous voulions savoir si les enfants ayant subi un traumatisme craniocérébral léger étaient vraiment prêts à retourner à leurs activités physiques une fois leurs symptômes résorbés.

Qu'avons-nous fait?

Nous avons révisé les dossiers médicaux de plus de 100 enfants ayant été suivis à la clinique de traumatisme craniocérébral léger/retour aux sports de l'hôpital de Montréal pour enfants. Nous avons documenté si les enfants avaient réussi les épreuves physiques de préparation aux activités une fois leurs symptômes au repos complètement résorbés.

Qui a financé ce projet?

Une stagiaire de recherche, financée par une bourse des Instituts de recherche en santé du Canada par le biais du programme COPSE de l'université de Montréal, a effectué la plus grande partie de la collecte de données pour cette étude.

Quels sont les résultats?

Cette étude a révélé qu'environ 24 % des enfants et des adolescents voyaient leurs symptômes (maux de tête, étourdissements et fatigue) réapparaître lors des épreuves physiques. Ceux-ci avaient donc dû retarder leur retour aux sports. Nous avons observé que les enfants qui avaient subi une perte de conscience et ceux qui avaient des antécédents de migraines étaient les plus susceptibles d'échouer les épreuves.

Quel impact cette étude a-t-elle sur la pratique clinique?

Les résultats de cette étude montrent que même s'ils ne présentent plus de symptômes après au moins une semaine de repos, un certain nombre d'enfants et d'adolescents ne peuvent pas reprendre leur activité physique sans que leurs symptômes réapparaissent. Ceci renforce le besoin de soumettre de nouveau les enfants aux épreuves physiques une fois les symptômes résorbés pour s'assurer que la reprise des activités soit sécuritaire.