Conseils de l’heure pour les tout-petits

Par Richard Haber, M.D.
 
Au cours des prochains mois, nous passerons en revue certains articles récents de la littérature qui valent la peine qu’on s’y arrête. Ils sont présentés sans ordre particulier.
Carence en fer et accident vasculaire cérébral chez les tout-petits

Carence en fer et accident vasculaire cérébral chez les tout-petits

L’anémie ferriprive est courante chez les jeunes enfants, souvent en raison d’un apport alimentaire insuffisant. Le Dr Jonathan L. Maguire et ses collègues attirent notre attention sur le lien entre ce fait et l’accident ischémique cérébral(Pediatrics, vol. 120, no 5, 2007, p. 1053-1057). L’étude de cas-témoins comparait 15 cas constatés du registre d’accidents vasculaires cérébraux de l’Hôpital pour enfants malades de Toronto avec 143 contrôles provenant de la population générale. Les patients ayant subi un accident ischémique cérébral étaient auparavant des enfants en santé dont l’âge variait entre 12 et 38 mois, une tranche d’âge présentant une forte prévalence de carence en fer. En présence d’une cause connue, comme une anémie falciforme, un traumatisme, une méningite ou un autre type de coagulopathie, les sujets étaient exclus. On a défini la carence en fer en fonction des données suivantes : taux de ferritine sérique < 12 µg/L, hémoglobine < 110 g/L, volume corpusculaire moyen < 73 fL et thrombocytose > 450 plaquettes x 109/L. Avec les contrôles et les sujets également appariés par âge et par sexe, on a noté un lien significatif entre l’anémie ferriprive et l’accident ischémique cérébral, avec un rapport d’incidence approché de 12. Même après le contrôle de la thrombocytose, les auteurs ont constaté un risque 10 fois plus élevé d’accident ischémique cérébral chez les enfants en santé qui présentent une carence en fer. Principe élémentaire : portez attention à l’état nutritionnel des tout-petits et des jeunes enfants.

Venir à bout d’une allergie aux œufs

Venir à bout d’une allergie aux œufs

Un autre article qui a attiré mon attention s’intitulait The natural history of egg allergy (J. H. Savage et coll., J Allergy Clin Immunol, vol. 120, no 6, 2007, p. 1413-1417). Après le lait, l’œuf est le deuxième plus important allergène alimentaire chez les enfants. En se basant sur des définitions rigoureuses d’une réaction induite par IgE, les auteurs ont identifié 881 patients après une revue rétrospective des dossiers de la clinique d’allergie Johns Hopkins. S’intéressant à la tolérance, ils ont montré que 4 % des sujets arrivaient à ingérer un œuf entier à l’âge de 4 ans, un pourcentage passant à 26 % à 8 ans, 48 % à 12 ans et 68 % à 16 ans. Rendus à l’âge de 18 ans, la plupart des patients qui avaient un taux initial d’IgE dirigées contre les œufs > 50 kU/L étaient encore allergiques. Les enfants souffrant de maladies atopiques ou de plus d’une allergie alimentaire ont besoin de plus de temps que les autres pour développer leur tolérance. Principe élémentaire : la tolérance aux œufs se développe avec le temps, mais plus le taux d’IgE dirigées contre les œufs est élevé, plus il faut de temps.

Traitement précoce du cryptorchidisme

Traitement précoce du cryptorchidisme

Les chirurgiens pédiatriques recommandent de pratiquer l’orchidopexie entre l’âge de 9 et 15 mois en raison du risque de cancer des testicules. Malgré ces recommandations, un nombre important de garçons en Suède sont opérés à un âge bien plus avancé, et 5 % le sont à l’adolescence. A. Pettersson et ses collaborateurs (NEJM, vol. 356, no 18, 2007, p. 1835-1841) ont identifié une cohorte de 16 983 hommes qui ont reçu un diagnostic de cryptorchidisme et ont été opérés. Ces hommes ont été suivis en moyenne durant 12 ans, à partir de l'âge de 15 ans ou de l’âge de la chirurgie plus 1. Le risque de développer un cancer des testicules augmentait avec l’âge de la chirurgie. Les hommes opérés après l’âge de 13 ans (puberté) avaient un risque deux fois plus élevé. Principe élémentaire : cet article appuie les recommandations actuelles préconisant une intervention précoce.
 
Les auteurs ont constaté un risque 10 fois plus élevé d’accident ischémique cérébral chez les enfants en santé qui présentent une carence en fer.
 
Richard Haber, M.D., FAAP et FRCPC, est professeur agrégé de pédiatrie à l’Université McGill et directeur du Centre de consultation pédiatrique à L’Hôpital de Montréal pour enfants.

Néonatologie (L’unité de soins intensifs néonatals)

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