La CMI transforme l’avenir d’une jeune fille en à peine plus d’une heure

À 13 ans, Kelsey Vickers pouvait facilement cacher le creux sur sa poitrine. À cet âge, l’imperfection n’avait pas beaucoup d’importance. C’est seulement lors d’une ablation de l’appendice par procédure laparoscopique l’an dernier que son chirurgien, le Dr Sherif Emil, a signalé aux parents qu’on pouvait pratiquer sur leur fille une intervention de chirurgie minimalement invasive pour corriger sa poitrine creuse.
 
« Pectus excavatum est le terme scientifique de la malformation de Kelsey, qui peut causer une compression cardiaque et d’autres complications. Auparavant, seule une intervention chirurgicale radicale pouvait corriger la chose, mais elle nécessitait une grosse incision, une opération de cinq à six heures, souvent accompagnée d’une forte hémorragie », dit le Dr Sherif Emil, directeur de la division de Chirurgie générale pédiatrique au CUSM. « Aujourd’hui, grâce à la chirurgie thoracoscopique, nous pratiquons seulement deux petites incisions de part et d’autre de la poitrine, introduisons une tige de métal qui soulève la poitrine, puis fermons les petites incisions. Il s’agit d’une intervention d’une heure et demie qui entraîne une hémorragie minimale. La tige reste en place pendant trois ans. Comme les appareils d’orthodontie le font pour les dents, la tige réaligne la poitrine. »
 
Selon le Dr Emil, le problème peut causer des handicaps sociaux parce qu’il donne à la personne une apparence anormale. Souvent, les enfants et les adultes qui présentent cette malformation sont très renfermés. « Sans doute, la procédure a souvent une fonction largement esthétique, dit-il, mais elle peut changer radicalement la vie d’un patient ou d’une patiente. »
 
« Ma femme et moi avons discuté de cette option avec Kelsey. Nous lui avons expliqué tout ce que le docteur nous avait dit, l’impact que cela pourrait avoir sur sa vie et la nature de l’intervention. Nous lui avons laissé la décision, » dit Jason Vickers, père de Kelsey. « Elle a choisi de se faire opérer tout de suite plutôt que plus tard, au moment où elle aurait déjà subi l’impact de cette poitrine creuse. Naturellement, nous étions un peu inquiets à l’égard de l’intervention, mais tout s’est bien passé. Nous sommes très satisfaits des résultats. » Kelsey est impatiente de reprendre la natation, ce qu’elle pourra faire sous peu, lui a-t-on dit, et de retrouver une paroi thoracique normale pour l’avenir.
 
Dans la photo : Kelsey Vickers et son infirmière, Karen Brual