Le CUSM sort sur le terrain avec une étude innovante sur les casques de soccer.

Montréal, le 11 juillet 2007 - Du petit bobo aux urgences hospitalières, le soccer est un sport qui peut s’avérer douloureux, ou même dangereux. Pour en éviter blessures et commotions, une seule solution efficace : le port du casque, comme le démontre le Dr Scott Delaney, directeur de recherche en médecine urgentiste au CUSM, dans une nouvelle étude publiée dans le numéro de juillet du « British Journal of Sports Medicine ».

Innovatrice car elle s’appuie sur des résultats de terrain et non pas de laboratoire, cette enquête a été menée sur la saison de soccer 2006, auprès des 268 adolescents de 12 à 17 ans du Oakville Soccer Club. Bien que seuls 52 d’entre eux aient porté un casque sur cette période, les résultats sont significatifs : les risques de commotion sont 2,65 fois plus élevés pour les sportifs sans protection. En effet 52,8% des adolescents sans casque ont témoigné s’être blessé, contre seulement 26.9% de ceux portant un casque. Ces résultats sont à considérer avec une grande attention sachant qu’environ 80% des blessures occasionnées en entrainement ou en jeu ne sont pas identifiées ou rapportées : il est donc impératif d’agir de façon préventive pour se protéger.

D’autre part, bien que le casque protège de façon efficace les zones de la tête qu’il couvre, l’étude n’a pas relevé de différence dans le nombre de coupures et blessures occasionnées sur les zones non protégées. « Cette observation est importante car beaucoup de gens pensent que le port du casque de soccer pousse les joueurs à être plus agressifs, et les expose à d’autres types de blessures. Nos résultats démontrent le contraire, au moins sur la base de ce type de blessures », se réjouit le Dr Delaney.
 
Malheureusement, les adolescents portant régulièrement un casque ne sont pas encore la majorité, et ne sont pas représentatifs de l’ensemble des jeunes sportifs : en grande majorité il s’agit de jeunes filles, ou d’adolescents ayant déjà été blessés. « Les filles, en général, se blessent plus en jouant au soccer; elles sont donc plus consciente des bénéfices que peut apporter le port d’un casque », constate le Dr Delaney qui pratique également à la clinique de médecine du sport du CUSM.

La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) autorise depuis 2002, sans le rendre obligatoire, le port de casques souples pendant les matchs. « Cette étude devrait aider à convaincre les parents et les joueurs de soccer que le port d’un casque souple de protection est un élément important dans la prévention contre les blessures à la tête et les commotions », confie le Dr Delaney.

Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est un centre hospitalier universitaire intégré, reconnu à l’échelle internationale pour l’excellence de ses programmes cliniques, de sa recherche et de son enseignement. Il est issu de la fusion de cinq hôpitaux d’enseignement affiliés à la Faculté de médecine de l’Université McGill : l’Hôpital de Montréal pour enfants, l’Hôpital général de Montréal, l’Hôpital Royal Victoria, l’Hôpital et l’Institut neurologiques de Montréal et l’Institut thoracique de Montréal. Misant sur le leadership médical acquis des hôpitaux fondateurs, le CUSM a pour objectif d’assurer aux patients des soins fondés sur les connaissances les plus avancées dans le domaine de la santé et de contribuer au progrès des connaissances. www.cusm.ca

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