Les mères et les bébés canadiens ne reçoivent pas assez de vitamine D

Les pédiatres recommandent d’augmenter les doses pour les femmes enceintes ou qui allaitent 

Ottawa, 24 septembre 2007 ? D’après un nouveau document de principes de la Société canadienne de pédiatrie, les mères et les bébés canadiens, notamment ceux des collectivités du Grand Nord, ne reçoivent pas assez de vitamine D. 

La carence en vitamine D, prévalente chez les femmes enceintes, les nourrissons qui sont allaités exclusivement et les populations autochtones du Grand Nord, peut poser de graves dangers pour le développement du fœtus et du nourrisson, mais elle est facilement évitable grâce à des suppléments. La vitamine D peut également protéger les bébés contre certaines maladies de l’enfance et de l’âge adulte.

« En s’assurant que les femmes enceintes et les bébés ont assez de vitamine D, on peut avoir des répercussions sur toute leur vie, affirme le docteur John Godel, auteur principal du document de principes. Les doses de suppléments actuellement recommandées pour les femmes enceintes ou qui allaitent ne suffisent peut-être pas pour garantir que les bébés reçoivent ce dont ils ont besoin. »

La SCP recommande d’administrer des suppléments de 400 UI par jour aux bébés allaités, et deux fois cette dose aux bébés du Grand Nord (à compter d’une latitude de 55 degrés) pendant les mois d’hiver (d’octobre à avril). 

Les femmes enceintes ou qui allaitent doivent demander à leur médecin si elles devraient prendre des suppléments de 2 000 UI par jour. 

Le document de principes de la SCP, intitulé Les suppléments de vitamine D : Recommandations pour les mères et leur nourrisson au Canada, publié dans le numéro courant de Paediatrics & Child Health, recommande également que les bébés vulnérables à une carence en vitamine D, c’est-à-dire ceux qui ont la peau foncée, qui sont peu exposés au soleil ou dont la mère souffre d’une carence en vitamine D, reçoivent des suppléments de vitamine D pendant l’hiver, quel que soit leur lieu de résidence.

La vitamine D, qui participe à la régulation de la croissance cellulaire, à l’immunité et au métabolisme cellulaire, est surtout produite par la peau grâce à l’exposition au soleil, mais elle provient également des aliments et des suppléments. D’après de récentes données du Programme canadien de surveillance pédiatrique, le rachitisme, une maladie reliée à la carence en vitamine D, demeure prévalente au Canada, surtout au sein des populations inuites et des Premières nations, malgré des mesures de prévention simples et rentables.

« Une exposition limitée au soleil dans les latitudes nordiques contribue aux faibles taux de vitamine D, notamment au sein des communautés autochtones du Grand Nord, explique le docteur Kent Saylor, président du comité de la santé des Premières nations, des Inuits et des Métis. Les suppléments de vitamine D représentent le moyen le plus simple de protéger les mères et leur nourrisson de maladies évitables. »

La Société canadienne de pédiatrie est une association nationale de défense d’intérêts qui prône les besoins de santé des enfants et des adolescents. Fondée en 1922, la SCP représente plus de 2 500 pédiatres, pédiatres avec surspécialité et autres professionnels de la santé des enfants au Canada. Paediatrics & Child Health est le journal révisé par des pairs de la SCP. 

Pour accéder au document de principes complet, consulter le site : www.cps.ca/francais/enonces/II/FNIM07-01.htm. 

Renseignements aux médias :
Olivia Craft
Société canadienne de pédiatrie
613-526-9397, poste 234

Jennifer Lefebvre
Société canadienne de pédiatrie
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