Une étude du CUSM aide à mieux comprendre les tumeurs du cerveau chez l’enfant

MONTRÉAL, le 30 mars 2007 – Une nouvelle étude menée par des chercheurs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a fait grandement avancer les connaissances au sujet du glioblastome de l’enfant, forme la plus mortelle de cancer du cerveau. Publiée dans le numéro du 1er avril du Journal of Clinical Oncology, l’étude indique qu’il existe au moins deux sous-ensembles de glioblastome de l’enfant qui sont activés par des voies génétiques différentes. En outre, l’étude confirme que les glioblastomes de l’enfant et de l’adulte sont deux formes génétiquement distinctes de la maladie. Ces découvertes pourraient mener à un traitement meilleur, spécifique à la pathologie, visant à stopper la croissance de ces tumeurs.

Le glioblastome multiforme (GBM) est un type de tumeur particulièrement agressif qui frappe, sans signe avant-coureur, des personnes jusque là en bonne santé, adultes ou enfants. « Le glioblastome multiforme de l’adulte entraîne le décès de la grande majorité des patients dans les deux ans qui suivent le diagnostic », dit la Dre Nada Jabado, chercheuse à l’Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM, professeure adjointe de pédiatrie à l’Université McGill et auteure principale de la nouvelle étude. « Par rapport au glioblastome de l’adulte, le glioblastome de l’enfant présente un taux de survie d’environ 20 %, c’est-à-dire qu’il est seulement légèrement moins mortel ».

« Au total, nous en savons très peu sur le glioblastome de l’enfant », note la Dre Jabado. « Pendant de nombreuses années, le glioblastome de l’enfant et le glioblastome de l’adulte ont été considérés comme la même maladie, mais nous avons commencé à observer des différences entre les deux en termes de survie, de réponse au traitement et d’anomalies génétiques. Les conclusions de notre étude confirment que les glioblastomes de l’enfant et de l’adulte sont déclenchés par des événements moléculaires différents. »

Des tests génétiques réalisés par les chercheurs, notamment André Nantel, Ph.D., de l’Institut de recherche en biotechnologie du Conseil national de recherches Canada, ont établi l’existence d’au moins deux formes différentes de glioblastome de l’enfant. « Les deux sous-ensembles du glioblastome de l’enfant présentent une production anormale d’une protéine qui pourrait stimuler la croissance de la tumeur », dit la Dre Jabado. « Nous espérons que notre étude donnera aux chercheurs de meilleures cibles pour élaborer des traitements contre cette maladie invalidante. »

On estime que des altérations génétiques sont responsables de quelque 5 000 maladies héréditaires et qu’elles influent sur le développement de milliers d’autres pathologies. Une fois qu’on a découvert les gènes associés à une maladie déterminée, les chercheurs sont alors mieux placés pour effectuer un diagnostic précis de la maladie, prévoir son évolution et concevoir des traitements plus efficaces et entraînant moins d’effets secondaires. La génétique médicale peut même servir à évaluer le risque que présentent les patients de développer certaines maladies. Cela leur permet de prendre des médicaments de manière préventive et d’effectuer des modifications dans leur mode de vie, comme l’alimentation et l’environnement, susceptibles d’aider à prévenir l’apparition des maladies. La recherche en génétique médicale progresse à un rythme incroyable.

Au cours de la dernière année par exemple, les chercheurs du CUSM ont identifié des gènes responsables du cancer du sein, du cancer du côlon, du cancer du poumon, de la tuberculose et de la migraine.

La présente recherche a reçu le soutien financier des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), de la Fondation Penny Cole, d’une subvention du CNRC dans le cadre de l’Initiative en génomique et en santé, du Fonds hongrois de la recherche scientifique et du Fonds national de recherche et de développement. La Dre Nada Jabado est titulaire d’une subvention de chercheuse-boursière du Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ).

Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est un centre hospitalier universitaire intégré, reconnu à l’échelle internationale pour l’excellence de ses programmes cliniques, de sa recherche et de son enseignement. Il est issu de la fusion de cinq hôpitaux d’enseignement affiliés à la Faculté de médecine de l’Université McGill : l’Hôpital de Montréal pour enfants, l’Hôpital général de Montréal, l’Hôpital Royal Victoria, l’Hôpital et l’Institut neurologiques de Montréal et l’Institut thoracique de Montréal. Misant sur le leadership médical acquis des hôpitaux fondateurs, le CUSM a pour objectif d’assurer aux patients des soins fondés sur les connaissances les plus avancées dans le domaine de la santé et de contribuer au progrès des connaissances. www.cusm.ca.

L'Institut de recherche en biotechnologie du CNRC (www.bri.nrc.gc.ca) est le plus important laboratoire de R-D en biotechnologie du CNRC au Canada. Plus de 800 personnes, dont des employés du CNRC, des étudiants, des chercheurs et des scientifiques invités, travaillent dans ses trois grands secteurs de recherche : santé, bioprocédés et environnement ainsi que dans l'installation de partenariat industriel adjacente à l'Institut. L'Institut maintient des liens avec l'industrie et les universités pour le plus grand bénéfice du Canada. Le secteur Environnement de l'IRB-CNRC mène des programmes de recherche dans deux secteurs stratégiques : la protection de l'environnement et la production industrielle éco-efficace (fabrication propre).

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