Adolescence et autisme : une combinaison angoissante, mais pas sans espoir selon une nouvelle étude du CUSM

Montréal, 2 novembre 2007 - Les défis que doivent relever les patients souffrant d'autisme prennent toute leur signification à l'adolescence. Durant cette période charnière où se développent beaucoup de comportements sociaux, ils sont d'autant plus durement confrontés à leurs difficultés relationnelles. Le Dr Eric Fombonne, Directeur du département de pédopsychiatrie du Centre universitaire de santé McGill (CUSM)  publie dans le numéro de novembre 2007 du " Journal of Autism and Developmental Disorders " les résultats de son étude sur l'efficacité des groupes d'entrainement en compétences interpersonnelles qu'il mène.

" Cette étude nous a permis de mettre en évidence que les qualités sociales et interpersonnelles des adolescents autistes peuvent être améliorées, et que notre méthode est efficace sans nécessiter beaucoup de moyens ", se réjouit le Dr Fombonne.

Répondant aux attentes de ses patients, le Dr Fombonne et ses collègues : Jack Strulovitch, travailleur social au CUSM, and Vicki Tagalakis, thérapeute en pédo-psychiatrie au CUSM, organisent le premier groupe d'entrainement en 2002. Il s'adresse à des adolescents autistes ne présentant pas de retard majeur dans leur développement cognitif ou d'apprentissage du langage (Autisme fonctionnel élevé et Syndrome d'Asperger). Depuis ils organisent deux groupes de 14 sessions par an, chacun comptant 7 ou 8 adolescents de 14,6 ans en moyenne.

Les séances sont basées sur des jeux de rôle où les jeunes patients simulent différentes situations de vie sociale, s'entrainant ainsi tout en nouant de nouvelles amitiés avec leurs compagnons de groupe. Une évaluation est faite par les parents et les adolescents sur la base de questionnaires reconnus dans la profession médicale. " Ces groupes ont été créés dans un contexte uniquement clinique, donc sans la sélection et les limitations inhérentes à un projet de recherche. Ils sont donc très représentatifs de ce qui peut être fait dans un contexte thérapeutique classique " explique le Dr Fombonne.

Et les résultats prouvent d'eux-mêmes la validité de ce raisonnement : les capacités sociales des patients augmentent de façon visible au cours du cycle de séances, et cette amélioration se maintient à l'extérieur du groupe d'entrainement. Cette dernière observation prouve que l'amélioration du comportement est réelle, et pas uniquement liée au contexte de l'hôpital. D'autre part cet entrainement a également permis de diminuer l'irritabilité et la sensibilité excessive de certains adolescents.
 
Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est un centre hospitalier universitaire intégré, reconnu à l'échelle internationale pour l'excellence de ses programmes cliniques, de sa recherche et de son enseignement. Il est issu de la fusion de cinq hôpitaux d'enseignement affiliés à la Faculté de médecine de l'Université McGill : l'Hôpital de Montréal pour enfants, l'Hôpital général de Montréal, l'Hôpital Royal Victoria, l'Hôpital et l'Institut neurologiques de Montréal et l'Institut thoracique de Montréal. Misant sur le leadership médical acquis des hôpitaux fondateurs, le CUSM a pour objectif d'assurer aux patients des soins fondés sur les connaissances les plus avancées dans le domaine de la santé et de contribuer au progrès des connaissances. www.cusm.ca


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